Porcelaines de Chantilly, rareté et diversité
jeudi 10 septembre 2026
Produite principalement entre 1725 et 1792, la porcelaine de Chantilly n’a jamais cessé de se renouveler en formes et en styles, comme l’incroyable diversité des dernières acquisitions du musée Condé peut en témoigner.
Offerte par un généreux mécène, cette grande pagode (terme employé au XVIIIe siècle pour désigner les statuettes d’inspiration asiatique) illustre parfaitement la délicatesse et l’exotisme du style Kakiemon. C’est un pièce exceptionnelle par sa grande taille, haute de 23,5 cm, et son caractère très décoratif.

Grande pagode
Porcelaine tendre de Chantilly
Vers 1735-1745
2025-16-1
Autre témoignage de la grande créativité de la manufacture de Chantilly avec cette écritoire en forme de barque, une pièce particulière rare et très originale. La délicatesse des fleurs de style Kakiemon, les tortues, la figuration des flots en bleu turquoise, la fleur de lys creusée sur le pont sont autant d’éléments qui en font une pièce d’exception.

Ecritoire
Porcelaine tende de Chantilly
Vers 1740
2025-20-1
Grace au précieux soutien de la Fondation La Marck, le musée Condé a pu s’enrichir d’autres plusieurs pièces de grande qualité, notamment des vases pots-pourris. Pièce emblématique du décor au XVIIIe siècle, souvent présenté par paire, le vase pot-pourri se décline sous de nombreuses formes.
Une première paire de vases pots-pourris dite « au tronc d’arbre », à décor polychrome de style Kakiemon, vers 1740.

Une autre paire de pots-pourris, exécutés entre 1745 et 1750, dont les pots sont entourés de Chinois et d’animaux. On y retrouve le motif du tronc d’arbre, mais cette fois il s’agit de porcelaine émaillée blanche.

Enfin, dans une forme plus classique, un vase pot-pourri couvert en porcelaine tendre de forme ovoïde. Décoré de délicates fleurs en relief, le pot repose sur un piédouche orné de feuillage polychrome, vers 1750.



