La mère Angélique Arnauld

Titre

La mère Angélique Arnauld

Auteur

Champaigne Philippe de

  • NomChampaigne
  • PrénomPhilippe de
  • Date de naissance1602
  • Lieu de naissanceBruxelles
  • Date de décès1674
  • Lieu de décèsParis
  • FonctionPeintre

Création

Date de création

1648

Description

La mère Angélique Arnauld, abbesse de Port-Royal, y développa le jansénisme, courant suivi par les « belles amies » de Port-Royal, Mme de Sablé, Mme de Longueville ou Mme de Sévigné. Née à Tours en 1591, Jacqueline Arnauld prend l’habit de novice en 1599, puis entre à l’abbaye de Maubuisson sous le nom de sœur Angélique et devient abbesse du monastère cistercien de Port-Royal en 1602. Elle y mène d’abord une vie agréable, puis en 1608, frappée par un sermon du P. Basile, elle entreprend la réforme de l’abbaye, rétablissant la règle de saint Benoît et cantonnant ses parents au parloir le 25 septembre 1609 lors de la « journée des guichets ». Elle réforme Maubuisson, puis en 1636 retrouve Port-Royal. En 1648, la communauté étant devenue trop importante, elle s’installe à Port-Royal des Champs avec une partie des religieuses et y demeure jusqu’en 1661, lorsque le roi ordonne de changer les directeurs de l’abbaye, de renvoyer les pensionnaires et de ne plus recevoir de novices. Rentrée à Paris, elle meurt en 1661. Port-Royal était un foyer janséniste, courant de pensée religieuse auquel adhérait Champaigne. En 1648, Philippe de Champaigne met ses deux filles en pension à Port-Royal et peint le portrait de l’abbesse peut-être pour la remercier de les accueillir. Champaigne a réalisé un portrait de Saint-Cyran également placé derrière une balustrade ; il pourrait s’agir de pendants. Champaigne est le peintre des messieurs de Port-Royal, réalisant les portraits d’Antoine Singlin (Los Angeles, The J.Paul Getty Museum) et de l’écrivain Robert Arnauld d’Andilly (Louvre). Dans l’Ex-voto de 1662 (Louvre), Champaigne peint sa fille, sœur Catherine de Sainte-Suzanne, religieuse de Port-Royal, atteinte de paralysie en 1661, retrouvant l’usage de ses jambes suite à la neuvaine ordonnée par la mère Agnès Arnauld, en prières à ses côtés. Il existe au château de Versailles un autre exemplaire du portrait de la mère Angélique Arnauld qui pourrait être l’original. Le tableau de Chantilly, qui a subi une transposition, est très usé, mais l’oeuvre paraît de belle qualité. Il pourrait s’agir d’une réplique autographe par Philippe de Champaigne, ou par son neveu Jean-Baptiste de Champaigne. Elle porte l’habit de Port-Royal, adopté en 1647, voile noir et scapulaire blanc portant la croix. La lourde étoffe du manteau de chœur renforce la raideur hiératique du portrait. La palette est très froide, relevée par le rouge de la croix.

Matière et technique

Toile

; Peinture à l'huile

Mesures

Hauteur en cm : 73

; Largeur en cm : 60

Inscriptions / marques

daté

; inscription concernant la représentation

; AGEE DE.57.ANS.1648. (B. SUR LE PARAPET)

Sujet / thème

Portrait

; Femme

; Religieuse

Personne représentée

Arnauld

; Angélique

Collection antérieure

Lenoir Alexandre (1838) ; Sutherland George IIIe duc de (1876) ; Aumale duc d'

Acquisition

1886 Donation sous réserve d'usufruit Henri d'Orléans duc d'Aumale

Notes

propriété privée Personne morale ; Interdiction de prêt et de dépôt ; donation sous réserve d'usufruit ; Chantilly ; musée Condé

Bibliographie

CAT. GRUYER n° 310 ; CAT. PEINT. FSE n° 93

Exposition

- 1878, Paris, Exposition Universelle : Des Portra

  • Titre clé- 1878, Paris, Exposition Universelle : Des Portra
  • Description- 1847, Paris, Exposition de bienfaisance du 2e arrondissement ;#- 1878, Paris, Exposition Universelle : Des Portraits nationaux, Palais du Trocadéro

Domaine

Peinture

Numéro d'inventaire

PE 310